Noël : Percevoir sa Vie comme un cadeau

Cette année, plus que jamais, j’ai réalisé à quel point la Vie est un véritable cadeau.
La vie, c’est l’opportunité de vivre des expériences pour faire évoluer sa conscience.
Choisir de vivre à la place de survivre.

Cette année, plus que jamais, j’ai perçu la puissance et la force qu’une chaine humaine peut provoquer à travers le courage et la compassion.

Merci.

De nature relativement enthousiaste et joyeuse, je ne comprends pas pourquoi dans notre société française, autant de personnes se plaignent. Il suffit de prendre les transports en commun pour expérimenter la morosité, conduire une voiture pour expérimenter l’indifférence, lire les journaux pour expérimenter le pessimisme, … et je pourrais continuer mais telle n’est pas ma volonté. Vous avez dû comprendre de quoi je voulais parler !

Souffler, se plaindre, critiquer, juger…que d’énergie dépensée pour rien !

Au lieu de remarquer ce qui ne nous plait pas, pourquoi ne pas commencer par chercher ce que nous trouvons agréable ? ce qui nous anime ? ce qui nous inspire ?

 Alors, ce Noël, mon cadeau c’est de vous partager une histoire inspirante, un petit vent d’espoir et de joie pour l’avenir de l’humanité à travers l’expérience du 100ème singe.


Connaissez-vous cette histoire ?

En 1952, des scientifiques ont commencé à observer le comportement de macaques sur l’ile de Koshima au Japon. Ils avaient l’habitude de jeter aux singes des patates douces, afin de les nourrir. Ce procédé semblait déplaisant aux singes, car il y avait toujours des résidus de sable sur les patates douces. Un jour, une femelle macaque de 18 mois, appelée Immo, réalisa qu’en lavant sa patate dans le ruisseau, elle était nettoyée de toute trace de sable et de salissure, et plus agréable à la consommation. Les scientifiques observent ensuite que voyant ce que fait sa fille, la mère macaque se met à son tour à faire pareil.

L’expérience a duré plusieurs années et entre 1952 et 1958, les scientifiques notent que tous les jeunes singes ont pris l’habitude toute naturelle de laver leurs patates avant de les manger. Parmi les adultes, ceux qui ont imités leurs petits ont pris la même habitude mais, les autres adultes continuent à manger leurs patates sans les laver.

L’expérience démontre que lorsqu’un centième singe se met à laver ses patates douces, cela créé une sorte de phénomène de contagion non seulement sur toute l’île, mais ce qui est encore plus incroyable, sur toutes les autres îles et le continent, sans qu’aucun singe ne soit entré en contact physique avec les autres.

Je trouve que cette expérience relatée dans le livre de Ken Kayes Jr, intitulé « The Hundreth Monkey » est remarquable.

Elle souligne 2 clefs importantes qui pourraient bouleverser l’avenir de l’humanité :

  • Développer une conscience élevée

Cette expérience nous démontre que pour qu’un changement se fasse, il n’est pas nécessaire qu’une domination soit exercée par un groupe utilisant la force et la coercition. Ici, c’est l’accès d’un groupe à une conscience plus élevée qui va impacter le changement chez les autres.

  • Se rapprocher de la « masse critique »

Un changement peut s’opérer lorsqu’un nombre suffisant de personnes a pu opérer une prise de conscience : c’est ce que l’on appelle la masse critique.
Autrement dit, lorsque seulement un nombre restreint de personnes apprend une nouvelle façon de faire, celle-ci peut devenir partie intégrante de la conscience de toute la communauté.

Autour de nous, des exemples abondent pour illustrer cette expérience.

Personnellement, j’ai connu l’embrasement du phénomène internet. A partir du moment où un nombre suffisant de sites et de connections ont été créés, cela a bousculé notre vie quotidienne et s’est étendu sur l’ensemble de la planète. Même chose pour les téléphones portables : ainsi que vous voyagiez dans le quartier de La City à Londres ou au milieu des montagnes andines au Pérou, vous constaterez que les hommes d’affaires comme les paysans les plus pauvres possèdent un téléphone portable !

 

L’évolution de la conscience humaine : un fait !

En 2012, souvenez-vous, certains se sont réfugiés à Bugarach (jolie petite contrée du département de l’Aude située dans le Sud de la France), car c’était le seul endroit où on pouvait « être sauvés de la fin du monde » suivant certaines interprétations du calendrier maya. 2013 a finalement pointé le bout de son nez mais beaucoup de personnes ont commencé à évoquer à la même époque un changement d’ère.

Dans les enseignements du Kundalini yoga, on parle de l’entrée dans l’ère du Verseau car environ tous les 2150 ans selon l’axe de rotation de la terre, le signe du zodiaque qui nous gouverne change et nous entrons dans un autre âge. Ainsi des années 1990 à 2011, nous étions dans une période transitoire et, depuis 2011, nous sommes véritablement entrés dans ce nouvel âge du Verseau.

Ce nouvel âge implique beaucoup plus de sensitivité. Nous sommes invités à ressentir que les choses changent pour l’être humain et il semblerait que cela fait très longtemps que l’humanité n’a pas connue une telle période de bouleversement et de transformation. Cette période a quelque chose d’unique :

  • le plus grand nombre d’êtres humains que la Terre ait connue,
  • des technologies très pointues,
  • de nombreuses pressions sur notre environnement écologique
  • mais aussi d’autres changements qui affectent notre mode de vie comme notre conscience.

En somme, peu importe que nous croyons à ce système d’astrologie ou pas, l’évolution de la conscience humaine est un fait.

 

 

Quel avenir ?

Naturellement, le système de démocratie dans lequel nous avons grandi pourrait nous faire penser qu’il faudrait, au moins la moitié de la population plus une personne, pour que le monde change.

Mais ce qui est encourageant (et le centième singe est là pour nous le rappeler !), c’est que les choses ne fonctionnent pas tout à fait ainsi. Nous observons à travers cette expérience qu’il n’est pas nécessaire que la moitié des personnes plus une soient prêtes. Ce qui est important, c’est que la nécessité d’un changement fasse l’objet d’une prise de conscience d’un nombre suffisant de personnes.

 

Ainsi, notre avenir est entre nos mains à tous, bien plus que nous ne pouvons l’imaginer.
Chaque pas compte,
Chaque action a de l’importance,
Chaque sourire est une victoire !

 

Certains d’entre nous sont prêts à tout au nom d’un Dieu, du profit, du pouvoir et vont chercher du sens dans la consommation et l’exploitation des relations pour conserver leur mode de vie inadapté même si cela conduit à une souffrance du monde.

A l’opposé, d’autres cherchent avec sincérité des solutions valables aux problèmes humains, sociaux, économiques et politiques de notre planète. Ces derniers incarnent une conscience supérieure de ce qu’est la Vie.

Pour que l’un ou l’autre de ces aspects changent, il faudrait qu’un nombre déterminé de personne change ses idées et ses comportements de façon significative et ce, jusqu’à ce qu’une masse critique soit atteinte. Ceci permettrait d’assister à un véritable basculement de la conscience collective et, un nouveau paradigme verrait le jour…

Développer l’action et les valeurs du cœur

Pour accompagner ce changement, je pense que la force des communautés de cœur et les actions co-créatives sont indispensables.

Maitres de Kundalini Yoga, Guru Nanak disait : « L’humanité toute entière est ta communauté spirituelle » et cinq siècles plus tard, Yogi Bhajan précisait : « Nous ne sommes pas là pour vivre les uns sur les autres, ni même les uns avec les autres mais, les uns pour les autres. »

Enfin, la sagesse amérindienne m’a appris que nous sommes beaucoup plus que ce que nous percevons. Notre univers intérieur est bien plus vaste que notre univers extérieur.

Consolidé et équilibré, notre système intérieur peut nous élever à notre plus haute conscience.

Si certains d’entre vous ressentent parfois une perte de repères, voire un vide existentiel : ne vous inquiétez pas !

Pour nombreux d’entre nous, cela semble encore un passage inéluctable dans le processus d’évolution que nous vivons.
C’est l’écho de la transition dans l’âge du verseau selon le Kundalini Yoga : ce qui est en train de naitre manque de force tandis que ce qui est en train de mourir a encore trop d’énergie.

Ces bouleversements que l’on peut ressentir tant sur le plan individuel que sociétal font donc parti du cours normal des choses. Certains me confient, désespérés, qu’ils sont écœurés par cela ou par un tel et pourtant, plus que jamais, je vous invite à ne rien lâcher, à avoir foi en vous et en chacune de vos actions.

Rien n’est impossible, rien n’est perdu dès lors que nous faisons un pas vers l’avant pour que les choses changent.

De nombreux outils sont à notre disposition comme la méditation pour s’équiper psychiquement et mentalement.

Nous ne devons pas attendre que le secours vienne de l’extérieur car la transformation va d’abord se produire à l’intérieur de notre « Soi ».

Plus nous nous entrainerons à développer des valeurs telles que le respect, l’authenticité et la compassion, plus notre cœur sera armé pour vivre ce changement avec aisance et joie.

Parfois, c’est simple.
Cela commence par un sourire. Cela commence par se sourire…

 

En espérant que le partage de cette expérience aura contribué à vous redonner de l’espoir et de la foi dans chacune de vos actions,

je vous souhaite un très joyeux Noël à tous

et une très très belle et chouette année 2018 !

Que votre cœur soit votre source d’inspiration ! 🙂

 

Sat Nam

 

Blandine

 

Semaine 3 : L’histoire d’un chemin

Ah le chemin ! Sacré chemin !
Si souvent, tu nous interpelles,
tu nous confrontes,
tu nous éveilles…

Des chemins, il en existe tant…
Il y a ceux pour qui le sillon est déjà tracé,
Et il y a ceux qui choisissent d’en tracer un nouveau ;
Il y a ceux pour qui le chemin est un parcours d’obstacles,
il y a ceux qui parviennent à les traverser, tandis que d’autres les contournent ;
Il y a ceux qui se perdent et ceux qui se retrouvent ;
Il y a ceux qui se cognent et ceux qui cicatrisent les plaies ;
Il y a les paresseux et ceux qui font de leur mieux ;
Puis…

…Il y a aussi ceux (enfin ici, il s’agit surtout de CELLE !) qui décident un jour de chausser leurs baskets et de le rendre concret ce chemin…c’est ce que j’ai réalisé !

 

Eté 2012, le premier semestre n’avait été qu’une succession de soucis tant affectifs que financiers, j’é-tou-ffais ! Perte de repères, perte de goût, perte d’envie…ma vie devenait terne…et j’avais donc le choix entre continuer à m’enfoncer dans ces sables mouvants ou réagir et me mettre en action pour trouver un sens à cette foutue existence !

Pour cela, j’ai choisi de marcher et de cheminer (au sens propre comme au sens figuré) sur les pas des pèlerins de Compostelle. En quatre ans durant mes congés d’été, j’ai parcouru près de 1630 km à pied du Puy en Velay (en France) jusqu’à la pointe Fisterra de l’océan atlantique (en Espagne) en passant par les montagnes des Pyrénées.

C’est l’espace d’un livre qu’il me faudrait pour vous partager toutes les rencontres effectuées sur ce chemin…ce que je retiens, c’est qu’elles ont ponctuées chaque jour ma vie de sourires, d’expériences, de respect et de compassion.

La plus belle rencontre, c’est celle que j’ai réalisée avec moi-même. Elle marque le départ d’une profonde réconciliation avec la présence de mon esprit relié à une unité divine et infinie.

Cette semaine, les fenêtres du calendrier de l’avent s’ouvrent alors pour vous partager un peu de ce que je retiens de ce chemin…

…un rêve ?
une quête ?
une joie ?
un sentiment de liberté ?
une vérité ?

A travers chacun de mes pas et de ce voyage intérieur, c’est en fait la spiritualité qui a pris tout son sens. Ayant reçu une éducation catholique, je pensais que la spiritualité désignait en quelque sorte un système de croyances et de rituels religieux. C’est une notion qui reste d’ailleurs encore difficile à définir pour un grand nombre de personne. Je constate beaucoup d’amalgame et je n’affirme pas non plus détenir de vérité. Toutefois, la spiritualité n’est pour moi ni une religion ni une philosophie : c’est un chemin (une voie d’éveil) qui ne demande qu’à être développé par l’expérience.

La spiritualité : plus que des mots, un ressenti. 
Pour moi, la spiritualité ne s’intellectualise pas mais elle se ressent.
C’est reconnaître l’existence de mon essence et apprendre à me laisser guider par elle.
C’est me sentir unie à une source lumineuse et puissante qui me souffle un élan vibratoire depuis mon cœur.

Comment développer la conscience de cette essence ?
Prendre soin de Soi, écrire, dessiner, danser, chanter, partager, jouer de la musique, pratiquer des activités sportives, manger sainement, expérimenter des activités d’éveil telles que le yoga, la sophrologie, la méditation puis, voyager, contempler la nature, aimer et, tant de clefs encore…sont à la portée de tous pour faire de notre chemin : une source d’épanouissement, un outil de conscience et d’harmonie.

Ce chemin de l’esprit, c’est au fond comme renouer avec une fonction naturelle humaine.

Pour certains, cette fonction sonne comme une évidence dès le départ, pour d’autres cela demande quelques gouttes de sueur supplémentaires avant de rejoindre le bon croisement. Une fois le croisement atteint, à nous seuls d’être assez vigilants pour ne pas nous laisser influencer par notre mental, nos peurs, nos doutes, notre égo, nos jugements et cela…
…c’est le « kriya » de toute une vie !

Kriya signifie une « série d’exercices » en Kundalini yoga. Je ne sais pas si vous avez déjà eu l’opportunité de pratiquer un kriya dans cette discipline mais pour résumer :

    • il y a des exercices qui sont plus faciles pour les uns que pour les autres et inversement,
    • il y a des jours où on transpire beaucoup et d’autres moins,
    • il y a des jours où on a envie de pratiquer et d’autres pas vraiment…

…mais à la fin, je ne saurais comment vous expliquer ce bonheur d’être relié à Soi et à la conscience universelle.

Le chemin, c’est un peu la même chose :

    • il y a des pentes montantes et descendantes
    • la température y est agréable ou parfois plus humide,
    • il y a des jours où on parcourt des kilomètres et d’autres où on a l’impression de reculer,
    • on s’égare aussi puis, on retrouve le sens directionnel…

…peu importe, tout est parfait puisque « nous ne sommes pas des êtres humains vivant une expérience spirituelle mais nous sommes des êtres spirituels vivant une expérience humaine » selon Yogi Bhajan (maitre de kundalini Yoga). J’aime beaucoup repensé à cette citation lorsque je me sens perdue, c’est pour moi comme un panneau de signalisation.

Aujourd’hui, je ne rate pas une occasion pour rechausser mes baskets. Si je ne peux pas aller prendre l’air dans la nature, alors je déroule avec joie mon tapis de yoga !

J’ai aussi choisi d’abandonner mon poste confortable de cadre supérieur pour me consacrer à l’accompagnement de milliers de marcheurs sur le chemin qui les relie à leur guidance intérieure…la plupart d’entre eux ne se rendent pas compte qu’ils sont déjà de grands randonneurs !

Pas un jour, je regrette l’entreprise de ce nouveau chemin.

La Nature et le Kundalini yoga sont désormais mes évidences pour tendre un panneau de signalisation aux individus qui en ressentent le besoin…

Alors…pieds nus ou en baskets,
au plaisir de se croiser,
en chemin…

Blandine

Semaine 2 : L’histoire d’un noyau

Nous sommes en Décembre, le 2.

En 1995, c’est ce jour-là qu’a choisi l’âme de mon Pépé pour nous quitter. Il était malade et je savais que lorsque je l’avais serré dans mes bras pour lui dire « au revoir » sur le rebord de la table de la cuisine quelques jours plus tôt, il s’agissait en réalité d’un « adieu ». Même si je n’étais qu’une enfant, je le sentais qu’il allait partir.

 

C’était dur car c’était le dernier grands-parents qu’il me restait et je venais seulement d’avoir 11 ans. Je trouvais la vie injuste car je me sentais frustrée de ne pas avoir pu connaitre mes grands-parents davantage. Les années qui suivirent, j’avais encore tant de questions à leur poser…des questions pour lesquelles jamais je n’obtiendrais de réponse. Le deuil était difficile et je pleurais souvent en pensant à tout ce que je n’avais pas eu le temps de leur demander.

Un jour, sentant probablement mon désarroi, une de mes cousines me raconta que mon grand-père lui avait dit, bien des années avant son décès, qu’il n’avait plus peur de la mort, car il savait qu’il avait accompli ce qu’il devait réaliser dans sa vie. C’est sûr qu’il en avait bâti des choses et qu’il s’agissait d’un homme très respectable auprès de toute la communauté. Ce jour-là, j’ai réalisé la profondeur de sa sagesse et le poids de son deuil a immédiatement disparu. Certes, j’étais trop jeune pour avoir des discussions avec lui mais cela ne l’avait pas empêché de me transmettre des enseignements précieux…

…et c’est avec grand plaisir que je vous partage un de ses enseignements aujourd’hui : de nouvelles fenêtres du calendrier de l’avent qui s’ouvrent…

 

…Mon grand-père vivait avec ma famille : mes parents et mes sœurs. Comme mes sœurs étaient beaucoup plus âgées que moi, c’était souvent lui qui me gardait lorsque j’étais petite. Et l’été, aussi gourmands l’un comme l’autre, nous revenions du marché avec des cagettes remplies de pêches. L’après-midi, il m’offrait souvent une (voir plusieurs !) pêches et chaque jour, il m’enseignait de jeter le noyau au même endroit dans le jardin. Il me disait qu’un jour, ça donnerait des pêchers et que nous n’aurions plus besoin d’aller en acheter. Chaque jour, je m’exécutais avec tout mon cœur mais rien, ça ne donnait rien !

 

Mon grand-père me disait alors : « Sois patiente Blandine. Tous les jours, nous semons des graines : certaines vont donner des arbustes, d’autres pas. Les arbustes vont mettre des années à se former car la nature a besoin de temps comme toi pour grandir et se déployer. L’essentiel est de ne jamais se décourager et de continuer à semer les noyaux dans la terre avec son coeur pour pouvoir un jour récolter des fruits. »

 

22 ans après sa mort, ce sont des dizaines de pêchers qui sont sortis de la terre. Ces pêchers poussent naturellement sans aucun parasite chimique et je n’ai jamais vu des arbres aussi abondants de fruits.

Sans le savoir, mon grand-père était un « yogi ». Il m’enseignait que chaque action avait une conséquence et qu’il était important d’effectuer chaque action avec sa simplicité et sa conscience pour pouvoir récolter les fruits de l’abondance dans le futur.

 

Sans graine, il n’y a pas d’arbre.

Sans arbre, il n’y a pas de fruits.

Alors à nous de choisir d’être des jardiniers actifs ou passifs ?

À nous de choisir de faire ce pas en avant vers…cette partie de « Soi » ?

 

 

Je ne mange plus autant de pêches pour faire perdurer la tradition du noyau mais, j’ai réussi à trouver mon action consciente à travers ma discipline yogique. Chaque jour, je sème une graine. Je ne sais pas si elle germera. Je ne sais pas quand elle germera. Je ne sais pas non plus si elle deviendra un arbre ! Mais je sème.

Je sème avec ma simplicité, ma maladresse parfois, mais aussi avec ma volonté, mon enthousiasme, ma joie et tout mon amour…

Et, j’ai confiance…

Un jour aussi, j’aurais un jardin rempli d’arbres et de fruits…

 

Sat Nam

Semaine 1 : Démarrer l’Avent avec l’histoire d’un calendrier

Nous sommes en Décembre, le 1er.

Il y a ceux qui trépignent d’impatience d’ouvrir la première fenêtre du calendrier de l’avent pour savourer une sucrerie en chocolat !

Il y a ceux qui se disent « oups ! » le compte à rebours a démarré et je n’ai encore rien fait !

Il y a ceux qui ont déjà une indigestion de la dinde fourrée aux marrons !

Il y a ceux qui aiment les préparatifs et la magie de Noël et qui ont déjà des étoiles dans les yeux !

Alors que vous soyez joyeux, tristes, détendus, stressés, surexcités, blasés ou indifférents, j’ai choisi durant ce temps de l’avent de vous offrir une de mes ressources.

 

Chaque semaine, il vous suffira de prendre quelques minutes pour recevoir ma surprise !

 

Ça commence aujourd’hui par une histoire de calendrier !

Il y a un an, jour pour jour, je découvrais un village incas au Pérou qui s’appelle Pisaq. Comme, je n’ai jamais eu pour coutume de suivre les touristes, j’ai choisi un chemin de randonnée assez sportif pour rejoindre les ruines de ce village incas. Les panneaux de signalisation étaient rares voir inexistants. Je marchais seule et je ne rencontrais personne mais à chaque pas, je me sentais confiante.

Mon GPS interne m’a guidé vers une surprise super chouette ce jour là…un lieu magique où trônaient plusieurs ruines, un lieu empreint d’une énergie douce où je me sentais totalement en sécurité. Je me suis assise et j’ai commencé à méditer dans cette atmosphère douce et chaleureuse…

…Je percevais une infinie paix…bercée peu à peu par des sons de flûtes de pan qui se rapprochaient de moi. Lorsque je finis par ouvrir les yeux, je vis un homme qui jouait de la flute quelques mètres plus loin. Je suis allée le remercier puis nous avons commencé à discuter. Il s’agissait d’un « sacerdote » : c’est le nom que l’on donne à un « chamane » dans la culture andine.

Il parlait peu et pourtant j’avais la sensation étrange de communiquer avec lui.

Au bout d’un certain temps, il prit mes mains et m’offrit un cadeau : un calendrier incas avec des statuettes sculptées et des boules de météorites représentants la dualité féminine-masculine.  Il me dit « ce matin, je savais que je donnerais ce calendrier à une personne et il est pour toi car regarde au centre du calendrier, il y a un colibri et c’est ce que tu es dans cette vie. »

Je lui demande ce que cela signifie et il me répond seulement qu’un jour, je m’en servirais dans mon travail avant de s’en aller !

 

Alors bien sûr, je connaissais la légende du colibri et de la goutte d’eau que Pierre Rabhi a mis en lumière en créant un mouvement qui porte le même nom mais, le calendrier ne faisait pas allusion à  cette légende amérindienne.

 

J’ai donc poursuivi mon voyage, j’ai traversé de nombreuses montagnes à bord de «colectivos», j’ai beaucoup marché aussi, j’ai rencontré une fourmilière de personnes  jusqu’à ce que je rencontre LA femme andine qui me conta enfin la légende transmise par ses ancêtres sur le colibri…

…il s’agit de mon cadeau, le moment où les premières fenêtres de votre calendrier s’ouvre !

Au commencement, Dieu avait créé seulement des oiseaux (aigle, condor, colibri, palombe,…) et tout ce monde des oiseaux communiquait directement avec Dieu.

Un jour, Dieu leur dit : « Je vais créer un homme et vous ne serez plus seul. Mais, je ne serais pas là pour le voir. C’est pourquoi, lorsqu’il arrivera et sera présent avec vous, vous viendrez me transmettre le message. »

Ainsi, lorsque le premier homme (Christ) est sorti de la Terre, tous les oiseaux partirent communiquer le message à Dieu. Seulement en chemin les oiseaux rencontrèrent des obstacles comme des tentations et au final, seul le colibri arriva jusqu’à Dieu.

Lorsque Dieu lui demanda à quoi ressemblait cet homme, le colibri lui répondit à un tube avec 2 ailes…ça laisse perplexe, non ? En fait, la légende raconte que le colibri n’avait vu que les organes génitaux de l’homme !!

Depuis, le colibri représente le symbole du « messager de Dieu ». C’est le seul oiseau qui se nourrit uniquement du nectar des fleurs, d’où sa valeur précieuse et son énergie pure. L’aviez-vous déjà identifié cela ? …quelle divine récompense !

Aujourd’hui, la moralité de cette histoire et de ces rencontres : c’est que je ne sais pas encore si j’incarne dans ma vie le colibri, je ne sais toujours pas comment me servir du calendrier et des cadeaux que j’ai reçu… Mais il y a une chose que je sais et que je sais faire : c’est me nourrir des fleurs, de leur nectar, de leur essence, de leur vibration…je sais que chaque fleur est un cadeau. Chaque fleur avec laquelle je travaille est une messagère pour moi comme pour tous ceux que j’accompagne sur leur chemin de conscience.

Merci infiniment la Création, je vous laisse et je repars jardiner !

A bientôt !

Blandine