Semaine 3 : L’histoire d’un chemin

Ah le chemin ! Sacré chemin !
Si souvent, tu nous interpelles,
tu nous confrontes,
tu nous éveilles…

Des chemins, il en existe tant…
Il y a ceux pour qui le sillon est déjà tracé,
Et il y a ceux qui choisissent d’en tracer un nouveau ;
Il y a ceux pour qui le chemin est un parcours d’obstacles,
il y a ceux qui parviennent à les traverser, tandis que d’autres les contournent ;
Il y a ceux qui se perdent et ceux qui se retrouvent ;
Il y a ceux qui se cognent et ceux qui cicatrisent les plaies ;
Il y a les paresseux et ceux qui font de leur mieux ;
Puis…

…Il y a aussi ceux (enfin ici, il s’agit surtout de CELLE !) qui décident un jour de chausser leurs baskets et de le rendre concret ce chemin…c’est ce que j’ai réalisé !

 

Eté 2012, le premier semestre n’avait été qu’une succession de soucis tant affectifs que financiers, j’é-tou-ffais ! Perte de repères, perte de goût, perte d’envie…ma vie devenait terne…et j’avais donc le choix entre continuer à m’enfoncer dans ces sables mouvants ou réagir et me mettre en action pour trouver un sens à cette foutue existence !

Pour cela, j’ai choisi de marcher et de cheminer (au sens propre comme au sens figuré) sur les pas des pèlerins de Compostelle. En quatre ans durant mes congés d’été, j’ai parcouru près de 1630 km à pied du Puy en Velay (en France) jusqu’à la pointe Fisterra de l’océan atlantique (en Espagne) en passant par les montagnes des Pyrénées.

C’est l’espace d’un livre qu’il me faudrait pour vous partager toutes les rencontres effectuées sur ce chemin…ce que je retiens, c’est qu’elles ont ponctuées chaque jour ma vie de sourires, d’expériences, de respect et de compassion.

La plus belle rencontre, c’est celle que j’ai réalisée avec moi-même. Elle marque le départ d’une profonde réconciliation avec la présence de mon esprit relié à une unité divine et infinie.

Cette semaine, les fenêtres du calendrier de l’avent s’ouvrent alors pour vous partager un peu de ce que je retiens de ce chemin…

…un rêve ?
une quête ?
une joie ?
un sentiment de liberté ?
une vérité ?

A travers chacun de mes pas et de ce voyage intérieur, c’est en fait la spiritualité qui a pris tout son sens. Ayant reçu une éducation catholique, je pensais que la spiritualité désignait en quelque sorte un système de croyances et de rituels religieux. C’est une notion qui reste d’ailleurs encore difficile à définir pour un grand nombre de personne. Je constate beaucoup d’amalgame et je n’affirme pas non plus détenir de vérité. Toutefois, la spiritualité n’est pour moi ni une religion ni une philosophie : c’est un chemin (une voie d’éveil) qui ne demande qu’à être développé par l’expérience.

La spiritualité : plus que des mots, un ressenti. 
Pour moi, la spiritualité ne s’intellectualise pas mais elle se ressent.
C’est reconnaître l’existence de mon essence et apprendre à me laisser guider par elle.
C’est me sentir unie à une source lumineuse et puissante qui me souffle un élan vibratoire depuis mon cœur.

Comment développer la conscience de cette essence ?
Prendre soin de Soi, écrire, dessiner, danser, chanter, partager, jouer de la musique, pratiquer des activités sportives, manger sainement, expérimenter des activités d’éveil telles que le yoga, la sophrologie, la méditation puis, voyager, contempler la nature, aimer et, tant de clefs encore…sont à la portée de tous pour faire de notre chemin : une source d’épanouissement, un outil de conscience et d’harmonie.

Ce chemin de l’esprit, c’est au fond comme renouer avec une fonction naturelle humaine.

Pour certains, cette fonction sonne comme une évidence dès le départ, pour d’autres cela demande quelques gouttes de sueur supplémentaires avant de rejoindre le bon croisement. Une fois le croisement atteint, à nous seuls d’être assez vigilants pour ne pas nous laisser influencer par notre mental, nos peurs, nos doutes, notre égo, nos jugements et cela…
…c’est le « kriya » de toute une vie !

Kriya signifie une « série d’exercices » en Kundalini yoga. Je ne sais pas si vous avez déjà eu l’opportunité de pratiquer un kriya dans cette discipline mais pour résumer :

    • il y a des exercices qui sont plus faciles pour les uns que pour les autres et inversement,
    • il y a des jours où on transpire beaucoup et d’autres moins,
    • il y a des jours où on a envie de pratiquer et d’autres pas vraiment…

…mais à la fin, je ne saurais comment vous expliquer ce bonheur d’être relié à Soi et à la conscience universelle.

Le chemin, c’est un peu la même chose :

    • il y a des pentes montantes et descendantes
    • la température y est agréable ou parfois plus humide,
    • il y a des jours où on parcourt des kilomètres et d’autres où on a l’impression de reculer,
    • on s’égare aussi puis, on retrouve le sens directionnel…

…peu importe, tout est parfait puisque « nous ne sommes pas des êtres humains vivant une expérience spirituelle mais nous sommes des êtres spirituels vivant une expérience humaine » selon Yogi Bhajan (maitre de kundalini Yoga). J’aime beaucoup repensé à cette citation lorsque je me sens perdue, c’est pour moi comme un panneau de signalisation.

Aujourd’hui, je ne rate pas une occasion pour rechausser mes baskets. Si je ne peux pas aller prendre l’air dans la nature, alors je déroule avec joie mon tapis de yoga !

J’ai aussi choisi d’abandonner mon poste confortable de cadre supérieur pour me consacrer à l’accompagnement de milliers de marcheurs sur le chemin qui les relie à leur guidance intérieure…la plupart d’entre eux ne se rendent pas compte qu’ils sont déjà de grands randonneurs !

Pas un jour, je regrette l’entreprise de ce nouveau chemin.

La Nature et le Kundalini yoga sont désormais mes évidences pour tendre un panneau de signalisation aux individus qui en ressentent le besoin…

Alors…pieds nus ou en baskets,
au plaisir de se croiser,
en chemin…

Blandine

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